GAULLE (Charles de).

Lot 34
20 000 - 30 000 €

GAULLE (Charles de).

Pièce autographe. S.l., [22 ou 23 avril 1961]. 1 p. 1/4 in-8, ratures et corrections, en-tête imprimé « Le général de Gaulle », ratures et corrections. PRÉCIEUX DOCUMENT HISTORIQUE. UNE PREMIÈRE VERSION DU CÉLÈBRE DISCOURS DANS LEQUEL LE GÉNÉRAL STIGMATISE LA TENTATIVE DE PUTSCH DU QUARTERON DE GÉNÉRAUX. « UN ACTE GRAVE ET PRÉMÉDITÉ D'INDISCIPLINE VIENT D'ÊTRE COMMIS À ALGER OÙ DES ÉLÉMENTS MILITAIRES, ENTRAÎNÉS PAR QUELQUES OFFICIERS GÉNÉRAUX EN RETRAITE PARJURES À LEUR DEVOIR, refusent d'obéir aux ordres du commandant, occupent les bâtiments officiels et empêchent les communications entre Alger et la métropole. Dans le reste du territoire de l'Algérie la situation est normale à tous égards. LE GOUVERNEMENT PREND LES MESURES NÉCESSAIRES POUR QUE FORCE RESTE À LA LOI... » Les tenants radicaux d'une Algérie sous souveraineté française ressentirent comme une trahison le référendum du 8 janvier 1961 sur l'autodétermination et le discours du général de Gaulle proposant le 11 avril 1911 un État algérien associé et affirmant l'intérêt que représentait la décolonisation pour la France. Le Front pour l'Algérie française (FAF) avait été dissout, mais Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini fondèrent en février 1961 l'Organisation armée secrète (OAS). Ils parvinrent à convaincre le général Challe à s'associer à eux, bien que celui-ci désirât simplement reprendre l'armée en main pour achever l'action militaire en Algérie, mais également les généraux Zeller, Jouhaud et Salan. Dans la nuit du 21 au 22 avril 1921, des unités de parachutistes prirent le contrôle d'Alger, et arrêtèrent le général en chef Gambiez, le délégué général Jean Morin et le ministre Robert Buron. Les menées du général Faure à l'École militaire à Paris restèrent sans succès. Immédiatement, le Conseil des ministres déclara l'état d'urgence, le général de Gaulle décida d'user de l'article 16 de la Constitution, et prononça le 23 avril son célèbre discours sur le « quarteron de généraux en retraite ». Diffusé très largement sur les ondes celui-ci permit de limiter les défections dans le contingent. En quelques jours la situation fut rétablie, le général Challes se rendit le 26 avril et le général Zeller le 6 mai. Les procès qui s'ensuivirent ne prononcèrent des condamnations à mort que par contumace à l'égard des officiers ayant glissé dans la clandestinité après le putsch comme Salan et Jouhaud qui prirent la direction de l'OAS.
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