Chine - Ordre du Pao Hsing, médaille de IIIe...

Lot 207
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Chine - Ordre du Pao Hsing, médaille de IIIe...

Chine - Ordre du Pao Hsing, médaille de IIIe classe en or fondu figurant sur l'avers, sur un fond ciselé de grènetis et orné de nuages, deux dragons affrontés entourant un cabochon de verre blanc translucide, au revers, deux nuages et des idéogrammes indiquent le nom et la classe de l'ordre, les deux faces ceintes d'une frise d'entrelacs, deux bélières mouvementées permettent le passage d'une passementerie de soie verte terminée par deux franges, une verte, une rouge (détachée, manque la passementerie supérieure), poinçon de contrôle chinois sur la bélière supérieure.
Avec, conservés dans l'enveloppe d'expédition, le grand brevet d'attribution en partie imprimé sur papier, sceaux à l'encre, la traduction officielle émanant de la Mission chinoise à Paris et un passeport chinois. Joint une seconde passementerie en fil de soie rouge.
Diamètre: 38 mm, poids brut: 38,55 g
Chine, vers 1881. TTB SOUVENIRS du SINOLOGUE HENRI CORDIER Henri Cordier (1849-1925), né à La Nouvelle-Orléans, ce célèbre sinologue et historien français débute sa carrière à Shanghai dans une banque anglaise puis s'oriente vers les études historiques et les recherches sur l'Extrême- Orient. Rentré en France en 1876, il est chargé par le gouvernement chinois d'encadrer la première mission d'étudiants chinois en Europe. C'est à la suite de cette mission qu'il reçoit l'ordre du Pao Hsing de IIIe classe et le titre de mandarin du 4e rang. En 1881, il est nommé professeur à l'École des Langues orientales, en charge des cours d'histoire, de géographie et de droit de l'Extrême-Orient, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. En 1890 il fonde avec Gustave Schlegel la première revue de Sinologie «T'oung Pao ou Archives pour servir à l'étude de l'histoire, des langues, la géographie et l'ethnographie de l'Asie orientale (Chine, Japon, Corée, Indochine, Asie centrale et Malaisie)», toujours publiée aujourd'hui. Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1908, il est également président de la Société de Géographie. Il laisse une très impressionnante bibliographie de plus de 1 000 ouvrages et articles, dont une célèbre «Bibliotheca sinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages relatifs à l'Empire chinois». Le Musée d'Orsay conserve son portrait exécuté en 1883 par Gustave
Caillebotte (dossier LH/589/23).
revers du 207
La médaille de l'ordre du Pao Hsing (précieuse étoile) fut instituée en 1863. Réservée aux étrangers, elle faisait suite à «l'ordre du Dragon», ou médaille des Taï-Ping créée en 1862 pour être remise aux officiers du corps expéditionnaire français. À l'origine attribuée aux officiers britanniques, elle fut progressivement ouverte aux fonctionnaires européens et aux industriels. En or ou en argent, elle était divisée en classes matérialisées par la couleur de la pierre centrale qui suivait la hiérarchie des boutons ornant les chapeaux des mandarins. Ainsi est-elle également appelée par les chercheurs «ordre du bouton». Remise avec la plus grande parcimonie, élégante, mais peu lisible par les Occidentaux, elle fut remplacée au début de 1882 par l'ordre du Double Dragon.
Henri Cordier fut décoré de la décoration de troisième classe de l'ordre du Pao Hsing par ordre impérial du 29 de la 1re lune de la 7e année (27 février 1881), pour avoir contribué au succès de la mission d'instruction des étudiants chinois en Europe.
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