RELIURE AUX ARMES DE LA DUCHESSE D'ANGOULÊME. - PÉRÉFIXE DE BEAUMONT (Hardouin de)

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RELIURE AUX ARMES DE LA DUCHESSE D'ANGOULÊME. - PÉRÉFIXE DE BEAUMONT (Hardouin de)

Histoire du roi Henri le Grand. Paris, de l'imprimerie de Goetschy, 1821. Grand in-12, 286 [chiffrées i à xii et 13 à 286]-(2 dont la dernière blanche) pp., maroquin vert, dos à nerfs orné, plats ornés d'un encadrement doré de frise à palmettes entre deux avec fleurons d'angles et armoiries dorées au centre, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées; rousseurs (Simier r. du roi).
Portrait-frontispice gravé sur cuivre par Pierre-Charles Coqueret, hors texte. Compris dans la pagination, le fac-similé d'une lettre autographe signée d'Henri IV.
OUVRAGE ÉCRIT POUR L'INSTRUCTION DE LOUIS XIV, dont l'auteur était le précepteur, et originellement publié en 1661. Hardouin de Péréfixe de Beaumont fut évêque de Rodez puis archevêque de Paris en 1662. Il entra à l'Académie française en 1654.
EXEMPLAIRE RELIÉ EN MAROQUIN AUX ARMES DE LA DUCHESSE D'ANGOULÊME (OHR, pl. 2553, fer n° 2). Fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche, Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) reçut une éducation soignée et vécut une enfance heureuse et choyée, mais fut touchée de plein fouet par la tourmente révolutionnaire qui cependant épargna sa vie : elle fut du malheureux voyage de Varennes puis, quelques jours après la journée insurrectionnelle du 20 juin 1792, fut enfermée dans la prison du Temple dont elle ne put sortir qu'en décembre 1795. Sa libération, obtenue à la suite de tractations entre la France et l'Autriche, intervint en échange de celle de six prisonniers français : quatre conventionnels, le général de Beurnonville, les ambassadeurs Semonville et Maret (futur duc de Bassano) et le maître de poste de Varennes. La jeune femme partit alors pour Vienne puis rejoignit la famille royale à Mittau en territoire russe, où elle fut mariée en juin 1799 à son cousin le duc d'Angoulême, fils du comte d'Artois. Elle suivit alors Louis XVIII dans son errance jusqu'à la chute de l'Empire. Au début des Cent jours, en 1815, elle vint à Bordeaux et tenta en vain organiser la résistance : «C'EST LE SEUL HOMME DE LA FAMILLE», PUT DIRE D'ELLE NAPOLÉON Ier. Sous la seconde Restauration, elle se tint en dehors des affaires et s'occupa de l'éducation de ses enfants, puis, en 1830, accompagna son oncle et beau-père Charles X en exil, et mourut à Goritz.
Provenance : Lucius Wilmerding (vignette ex-libris sur le premier contreplat).
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