BAUDELAIRE (Charles).

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BAUDELAIRE (Charles).

La Fanfarlo. - Les Veillées littéraires illustrées. Tome I, [livraison n° 15. Paris], J. Bry aîné, [1849]. In-folio, 24 pp. sur 2 colonnes, bradel cartonné marbré, pièce de titre rouge en long, reliure postérieure un peu frottée. Livraison contenant une des éditions pré-originales de La Fanfarlo, accompagnée d'un poème de Léopold Bougarre et une nouvelle de Jules Sandeau. Illustrations gravées sur bois par François Rouget d'après Édouard Frère. La seule nouvelle écrite par Baudelaire. Tout d'abord parue en janvier 1847 dans le Bulletin de la Société des gens de lettres sous le pseudonyme de Charles Defayis (nom de sa mère remplaçant ceux de Dufaÿs ou Dufays précédemment choisis par Baudelaire), La Fanfarlo fut reprise à la fin de 1848 dans une collection populaire périodique par Joseph-aîné dit Pierre Bry. Cette livraison des Veillées littéraires illustrées connut un grand succès et fut ensuite réimprimée quatre fois en 1849, d'ailleurs fautivement, et fit l'objet en outre d'une édition stéréotypée (Claude Pichois en a donné les caractères distincts respectifs dans son édition critique parue en 1957 aux éditions du Rocher). La première édition séparée en fut donnée en 1919. Production littéraire témoignant d'une période heureuse de la vie de Baudelaire, cette nouvelle basée sur un argument repris de Privat d'Anglemont, révèle l'influence de Balzac, Gautier ou Musset, mais dénote déjà une forte originalité de ton. Baudelaire y projette dans les premières ligne un saisissant portrait lui-même : « ... Samuel a le front pur et noble, les yeux brillants comme des gouttes de café, le nez taquin et railleur, les lèvres impudentes et sensuelles, le menton carré et despote, la chevelure prétentieusement raphaélesque. - C'est à la fois un grand fainéant, un ambitieux triste, et un illustre malheureux ; car il n'a jamais eu dans sa vie que des moitiés d'idées. Le soleil de la paresse, qui resplendit sans cesse au dedans de lui, lui vaporise et lui mange cette moitié de génie dont le ciel l'a doué » (p. 18).
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